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Création d’un intergroupe parlementaire LGBTI soutenu par un large spectre politique

Durant cette session parlementaire, le premier intergroupe parlementaire qui s'engage pour les intérêts des personnes LGBTI a été créé à Berne. Lors de sa première réunion avec les co-président-e-x-s de presque tous les partis, les bases d'une coopération fructueuse ont été posées : en plus des sujets LGBTI actuels de la session en cours, il a également été question des critères d’admission au don du sang pour les hommes gays et bisexuels.

Angelo Barrile, conseiller national PS et membre du comité de Pink Cross, se réjouit : "Actuellement, au palais fédéral, des thèmes LGBTI sont au programme de chaque session. Grâce à ce nouvel intergroupe parlementaire LGBTI, nous pouvons mieux unir nos forces et obtenir la majorité pour nos revendications. C’est important, car il y a encore beaucoup à faire en Suisse pour que les personnes LGBTI soient réellement traitées équitablement sur le plan juridique et protégées contre la discrimination."

L'intergroupe parlementaire LGBTI travaillera en collaboration avec les organisations faîtières LGBTI suivantes : Transgender Network Switzerland (TGNS), l'Organisation suisse des lesbiennes (LOS) InterAction Suisse et Pink Cross. Durant cette première réunion, elles ont renseigné l'intergroupe sur l'interdiction des "thérapies de conversion", un thème qui fut renvoyé aux oubliettes par le Conseil national ce mercredi (voir communiqué). Tamara Funiciello, conseillère nationale PS et membre du comité de la LOS, ne cache pas sa consternation : "C'est inconcevable qu'aujourd'hui encore, des psychiatres et des groupes radicaux puissent encore croire qu'il est possible de "changer" ou de "guérir" l'orientation sexuelle. Ces "thérapies" sont très traumatisantes et dangereuses pour les personnes concernées. Elles devraient enfin être interdites !"

Alecs Recher, responsable du conseil juridique de TGNS, a fourni des informations sur la pertinence d'une formulation non genrée de la définition du "viol" dans la révision actuelle de la loi sur les infractions sexuelles, et sur une mise en œuvre complète et adéquate du changement simplifié de l'état civil, qui a été adopté par le Parlement en décembre 2020.

Bernahrd Wegmüller, directeur de Transfusion CRS Suisse, était également invité. Il a informé les parlementaires de la situation actuelle concernant l'ajustement de l'exclusion de facto des hommes gays et bisexuels du don de sang. Aujourd'hui, les hommes qui ont eu des rapports sexuels avec un autre homme au cours des 12 derniers mois sont exclus du don de sang. Transfusion CRS Suisse, en collaboration avec l'OFSP, examine actuellement une adaptation des critères, comme l'a également mentionné le Conseil fédéral dans sa réponse à une interpellation correspondante.
Damien Cottier, conseiller national PLR et nouveau membre du comité de Pink Cross, est optimiste : "Il est urgent que ce soit le comportement individuel à risque et non l'orientation sexuelle qui détermine si une personne peut donner son sang ou non. Maintenant, les choses vont enfin changer !"

La co-présidence de l'intergroupe parlementaire est composée actuellement des membres suivant-e-x-s (par ordre alphabétique) : Angelo Barrile, conseiller national PS ; Kathrin Bertschy, conseillère nationale Vert'libéraux ; Damien Cottier, conseiller national PLR ; Tamara Funiciello, conseillère nationale PS ; Lisa Mazzone, conseillère aux Etats Les Vert-e-s, Matthias Michel, conseiller aux Etats PLR, Philipp Kutter, conseiller national PDC ; Nicolas Walder, conseiller national Les Vert-e-s; Hans-Ueli Vogt, Conseiller national UDC.