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COMMUNIQUE DE PRESSE DE PINK CROSS ET LOS
SOUS EMBARGO JUSQU’AU 26 OCTOBRE 2009 A 18H00
Classement des plaintes contre les propos homophobes du 17 mai
2009 : Les plaignants font recours
Le
15 juillet 2009 et après, 42 personnes représentant toutes les
associations LGBT romandes et faîtières ou nationales déposaient
plaintes pénales contre les propos homophobes publiés le17 mai et le 3
juin 2009 par la direction des Jeunes UDC du Valais romand.
Le 14
octobre 2009, le Juge d’instruction du Valais central en charge du
dossier a rendu une décision par laquelle il n’était pas donné suite
auxdites plaintes.
Aujourd’hui, 26 octobre 2009, les plaignants
ont fait recours contre cette décision, ensaisissant d’une plainte la
Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan.
Cette plainte est
notamment motivée par les nombreuses attaques, toujours plus violentes,
queles plaignants ont eu à subir depuis le 15 juillet 2009 de la part
des personnes mises en causes.
Pour mémoire, les plaignants ont
été présentés régulièrement sur Internet en des termes particulièrement
choquants, qui constituent des discriminations massives et
systématiques àl’encontre des personnes homosexuelles. Les plaignants y
sont en effet montrés comme une« milice multicolore », ou encore «
fer(e) de lance des associations d’emplumés déviants duValais », «
tatas », « folles revendiquantes », « folles furieuses », « Lobby
inverti comme prêcheur (…) amoindrissant », « premier pleurnichard venu
», « la milice pédoncule » ou les« tarlouzes ».
Dans l’optique
des auteurs de ces propos, « la milice pédoncule » ne sert qu’à « punir
pénalement ceux qui n’ont pas envie de se laisser enc… ».Les «
pédoncules » dans le vocable retenu, ou également « tarlouzes », sont
présentés commedes « malades psychiatriques » victimes de « déviance
maladive (…)obligé[s] d’étaler aux yeux de tous [leurs] abominations »,
comme des « détraqué[s] criant haut et fort sur tous lestoits qu’il[s]
aime[ent] trafiquer les boites à outils semblables à la votre (sic) »
(c’est donc là le sens du mot « déviant » dans le communiqué du 17 mai
2009) !
Les plaintes déposées relèvent aussi, selon les
personnes mises en causes, de « pratiquesgestapistes » du « lobby khmer
rose » et sont destinées à détruire la liberté d’expression.
La référence à la GESTAPO, venant après des propos illustrés par la
couverture de Mein Kampf, est spécialement ignominieuse lorsque l’on se
souvient que la GESTAPO a été reconnuecomme organisation criminelle à
Nuremberg et a pratiqué la torture systématique et ladéportation de
dizaines de milliers de personnes homosexuelles.
Tous les propos
visant les plaignants cherchent à montrer que les personnes
homosexuellesn’ont pas la qualité d’êtres humains et que l’on peut en
conséquence impunément en fairel’objet d’une très violente
discrimination.
Du point de vue de PinkCross et LOS, l’on ne
saurait tolérer que l’exercice par les plaignant de leur droit
fondamental à la protection de leur honneur et à n’être exposé à aucune
forme dediscrimination soit qualifié en ces termes.
L’absence
d’incrimination de l’homophobie en tant que telle dans le droit pénal
suisse n’est pas un obstacle à l’action des plaignants, qui estiment
pouvoir au moins bénéficier de laprotection générale du droit pénal en
matière d’atteintes à l’honneur et de protection dugroupe que les
personnes homosexuelles forment en tant que telles dans la société.
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